La préparation du départ – One year, step by step.

Une fois le projet entériné dans mon esprit, s’en est commencée une année riche en préparation et en émotions. En voici les différentes étapes.

 

Voici en quelques dates les étapes clés : IMG_20190929_143320

  • 9 janvier : tirage au sort
  • 28 janvier : premier jour dans mon nouveau job
  • 31 janvier : visite médicale à Paris
  • 4 février: envoi de la demande de visa
  • 14 février : données biométriques
  • 23 avril : Lettre d’Introduction
  • 31 juillet : achat du billet d’avion
  • fin septembre  : dédite appart
  • 2 Novembre : déménagement
  • 18 novembre : démission
  • 21 décembre : dernier jour de travail 
  • janvier : dernières formalités
  • 21 janvier : départ

 

Étape préalable : la décision, que je t’ai raconté ici.

 

Première étape : la demande de visa et la recherche de job. Les premières démarches

La demande de PVT, se fait en plusieurs étapes. Je te les explique d’ailleurs précisément dans un article qui lui est dédié

Une fois tiré au sort, tu as certains délais à respecter. Pour ma part, j’ai mis un peu plus d’un mois pour finir de compléter ma demande. Le plus complexe pour moi a surtout été de gérer la mise en place du projet, et notamment les démarches pour le visa, en même temps que ma recherche d’emploi. J’ai dû entre autre me rendre sur Paris dans le délai, afin de faire la visite médicale, au moment où j’ai aussi été embauchée. Fort heureusement, j’ai pu organiser tout cela, et prendre mon poste sereinement. Fin janvier je faisais donc mon premier jour dans un centre social comme animatrice. Un très bel endroit, auquel je me suis vite attachée. 

Avec ces démarches, il m’a fallu aussi, prévoir dans le même temps un plan d’attaque budgétaire. Après quelques mois de chômage, le feu n’était, à ce moment là, pas forcément au vert. Toutefois, si on attendait que tous les facteurs soient réunis pour se lancer, on ne ferait rien. Et j’aurais très facilement pu renoncer pour cette raison. Mais il en était simplement hors de question, surtout pour cela. Des solutions peuvent toujours se trouver, si on se donne la peine de les chercher un tant soit peu. 

 

Étape 2 : L’attente du visa puis la réponse.

Clairement l’étape qui te paraît durer 1000 ans. Tu attends, tu doutes – un peu, tu espères. Pour moi l’étape a été légèrement plus longue que pour la plupart des demandeurs : 2 mois et demi d’attente après avoir fait les données biométriques. Pour une bonne raison, puisqu’il fallait que je renvoie des papiers pour confirmer ma visite médicale. Ah, les joies du parcours du administratif, et son lot de surprises !

C’est également la période où tu commences à envisager la suite des étapes et des préparatifs. Tu cherches à préciser le planning d’ici le départ, ainsi que ce que tu prévois pour ton arrivée sur place. Toutefois dans mon cas, ca a été une période très vague malgré tout. Tant que je n’avais pas la confirmation du visa, tout est resté flou pour moi, en quelque sorte. J’avais fixé les grandes idées, mais rien n’était encore vraiment arrêté. D’une certaine manière, tout ca ne me paraissait pas encore vraiment réel. J’avais l’impression de ne pas pouvoir maîtriser les évènements. Même s’il n’y avait pas de raisons que ma demande de visa soit refusée, ma détermination et mon assurance étaient mises à l’épreuve. J’avais donc vraiment hâte que tout cela puisse avancer.

 

Étape 3 : La lettre d’introduction

Puis vient le jour tant espéré : celui de la Lettre d’Introduction ! LA lettre tellement attendue par les pvtistes, après le tirage au sort. Le saint Graal, le laisser-passer pour construire une nouvelle étape de sa vie. J’avais enfin l’assurance de pouvoir m’envoler. Dés lors, tout s’est véritablement concrétisé. J’ai pu envisager beaucoup plus facilement la suite des étapes, notamment d’ici le jour du départ. Les deadlines et le calendrier ont commencé à se préciser. Le projet devient donc encore plus officiel. A partir de ce jour, 23 avril, j’ai un délai d’un an pour arriver dans le pays, et valider le visa. Je me rend compte toutefois que je devrais partir avant, afin que ma visite médicale reste valide. En revanche, la réception de la lettre m’a complètement fait oublier qu’il me restait un dernier papier pour confirmer cette visite justement. Je ne m’en apercevrais bien plus/trop tard. (Affaire à suivre…)

Je profite également de cette période pour commencer La bucket list qui me suivra tout au long de ce périple. Montréal, Gaspésie, Ontario, Rocheuses, parcs nationaux, Colombie-Britannique… La liste est longue ! Les destinations sont, elles, pleines de promesses et leur lot d’expériences, excitantes !

Une fois passé cette échéance, les mois qui ont suivi ont été plutôt calmes dans les préparatifs. La trame du projet était calée, il fallait attendre que les prochaines échéances se rapprochent. Notamment de pouvoir prendre le billet d’avion. Le début de l’été s’est donc déroulé sans avancer de manière significative. 

 

Étape 4 : Le début du compte à rebours

Nous arrivons ainsi jusqu’au dernier jour du mois de juillet. Cela fait un moment que je me renseigne sur les prix des billets d’avion et les solutions qui s’offrent à moi. Pour pouvoir valider le visa à l’arrivée, il faut avoir soit un billet retour, soit une preuve de fonds suffisants pour en prendre un. Je réfléchis au plus intéressant entre prendre un A/R, dont le retour serait soit échangeable, soit annulé. Ou bien un aller simple. Les prix sont quasiment identiques. Mon choix se tournera donc vers l’aller simple. Ne sachant pas quand, ni comment je serais amenée à rentrer, c’est plus pratique. Et beaucoup plus symbolique surtout. Un aller sans retour, ca représente la liberté absolue. 

A partir de ce jour là, le compte à rebours est lancé. Nous sommes le 30 juillet, et dans 174 jours, je décollerais direction Montréal. A partir de cet instant, tout va officiellement devenir sérieux. Dans ma tête, il n’y a plus de retour en arrière possible. Je pars donc en vacances l’esprit tranquille, et cette certitude ancrée en moi. 

Je profite pleinement de cet été, et de ses moments qui me sont si chers : festivals de théâtre, vacances, etc. Cette période m’a permis de réaliser qu’une page commencait à se tourner. Et qu’avant d’en arriver là, j’ai surtout parcouru un chemin énorme. Je n’aurais certainement pas vécu ces préparatifs de manière aussi sereine et consciente avant. preuve une fois encore qu’il devait se faire ainsi, et pas autrement, ni plus tôt. 

 

Étape 5 : Le déménagement

Avec rentrée scolaire de septembre, et la reprise du travail, j’ai également repris l’avancée du projet. Un rapide point sur le budget, m’a permis de voir que la situation n’était pas encore idéale. Il m’a donc fallu revoir un peu mes calculs. J’ai alors décidé de rendre mon appartement, et quitter la superbe coopérative d’habitants où je vivais, un peu plus tôt que prévu initialement. 

Fin septembre, je donnais donc ma dédite, afin de déménager les premiers jours de novembre. 

J’avais un un mois et demi pour emballer toute ma vie, et préparer les opérations. Un peu court peut-être pour tout faire sereinement. Entre l’organisation, les cartons à boucler, les semaines de boulot très chargées, et tous les autres imprévus; autant dire qu’il faut être prêt à tenir le rythme !  Heureusement, grâce à l’aide de mes proches qui sont gens en or, le défi a été hautement relevé, au bout d’un gros week end ! (mega big up à la super team !) Même pas le temps de dire ouf, que le ménage restait à faire, avant de rendre les clés 3 jours plus tard. C’est seulement une fois fini, que j’ai pu prendre un repos bien mérité, soulagée d’en être enfin venu à bout. Le retour provisoire sous les auspices familiaux, va permettre alors que la transition se fasse en douceur.

Une chose est sûre, c’est qu’en fermant une dernière fois la porte de l’appartement, c’est une sacrée page qui s’est tournée. Pleine de beaux souvenirs, mais aussi prometteuse d’une nouvelle vie exaltante. Ça a été une période complètement folle, et avec le recul je me rend compte que j’ai certainement bien fait de le faire à ce moment là. Ça aurait probablement été encore plus complexe si je l’avais fait plus tard, comme prévu initialement. Car à partir de ce moment là, les choses n’ont eues de cesse de s’enchaîner jusqu’au départ.

 

Étape 6 : La démission.

Voilà de nouveau un passage important dans l’avancée des préparatifs. Nous sommes deux mois et demi avant le départ. J’avais informé il y a quelque temps mon employeur que je partirais au moment des vacances de noël. Initialement, j’ai essayé de voir s’il était envisageable de faire une rupture conventionnelle. Afin de m’assurer un minimum de chômage en cas de problème. La réponse a été directe : il n’en était pas question. C’était moi qui choisissait de partir, je devais donc démissionner. Étant très reconnaissant de mon investissement, il ne tenait pas à encourager et cautionner mon départ sur le papier. J’ai alors pris le temps de me renseigner, voir s’il y avait d’autres possibilités envisageables. Après réflexion, j’ai finalement validé le choix de la démission, en accord avec le deal proposé. Il s’agit aussi pour moi d’un acte symbolique. Je décide de quitter mon emploi, et je prend le risque de ne pas pouvoir me reposer sur le système au cas où. C’est bien mieux ainsi en fin de compte. Je fais le choix de la liberté en quelque sorte. Cela va me demander de considérer les choses différemment, avec plus de rigueur, mais je serai libre de mes choix. C’est un risque, certes, mais largement réfléchi. Et je suis convaincue qu’il en vaut la peine. Je rédige alors ma lettre avec cet état d’esprit, et la remet comme il se doit à mon employeur. C’est acté, je ferai mon dernier jour le 20 décembre. Un mois tout juste avant le départ. Me reste plus qu’à tout mettre en ordre d’ici là, avant de remercier les collègues. Et clairement, si je n’avais pas dû partir, j’y aurais bien fait encore un bon bout de chemin, comme on dit. Le début des aux revoirs… 

Étape 7 : Les dernières semaines.

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Des amis, La famille, et une double fête de départ…

Ça y est, nous y voilà. Les fêtes de fin d’année arrivent. Le boulot étant alors terminé, je vais pouvoir véritablement rentrer dans le vif des tout derniers préparatifs. Je fais une petite pause anglaise, le temps de profiter de ces moments en famille. De retour, les choses sérieuses commencent. Et le moins qu’on puisse dire c’est que la liste des choses qui me restent à faire est longue. Ventes de quelques affaires, achats nécessaires etc. Et puis toutes les dernières formalités : assurances, résiliation, changements d’adresse etc, ainsi que les rendez-vous médicaux. De quoi bien s’occuper finalement. J’en profite aussi pour prendre une bonne dose de moments avec tous ceux qui m’entourent. J’organise d’ailleurs de quoi célébrer dignement ce départ en leur compagnie : des moments mémorables ! L’heure de leur dire au revoir n’est pas la plus facile, comme je m’en doutais. Leur soutien me donne alors beaucoup de force, et j’emmène avec moi tous ces sourires et ces encouragements. Après tout, on se reverra bien assez tôt ! Et, ô joie, la technologie nous permettant de garder le lien est pour cela merveilleuse.

En tout cas, ce fut une période bien particulière, somme toute. J’avais comme l’impression d’être déjà un peu au Canada, mais toujours en France. Je me sentais prête, et j’avais vraiment hâte. J’étais de plus en plus excitée à l’idée de vivre enfin cette grande aventure. 

A l’heure de faire mes valises, ce sera un grand moment d’anthologie. Il a fallu que je m’y reprenne plusieurs fois pour tout faire rentrer, après un tri drastique. L’hiver n’est décidément pas la meilleure période pour voyager léger, je le concède volontier. Ne pouvant pas tout prendre, j’irai à l’essentiel. Après tout, j’aurai le plaisir de pouvoir dénicher de nouvelles pépites une fois sur place, alors autant ne pas s’encombrer, non ? Bon, ok, là tout de suite, je fais moins la maligne, il paraît… Mais bon, après moults crises de “youpii, c’est trop cool” , ou de “arrg, pourquoi ça veut pas rentrer, :@m#cwd* !? “ (rayer la mention inutile), j’`étais enfin bel et bien parée pour le décollage ! Prête à affronter le froid. Prête à partir dans l’inconnu.

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