Afin de compléter la lecture de cet article, je ne saurais que trop te diriger sur le site pvtistes.net, ou les informations sont constamment mises à jour, et sur les sites gouvernementaux officiels, ainsi que des ministères de l’immigration concernés.

Le PVT, Késako ?
ou Permis Vacances Travail (working holiday visa) est un visa qui permet de voyager librement pendant un an (voire deux pour le Canada), dans l’un des 17 pays ouvert au programme. Initialement, nous trouvons les vétérans très populaires, comme le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie. Auxquels se sont ajoutés au fil du temps : Taiwan, Hong Kong, le Japon, la Corée du sud, la Russie, le Mexique, le Brésil, l’Argentine, la Colombie, le Chili, le Pérou, l’Uruguay.
Il est accessible pour les Français ou les Belges (et inversement, c’est un programme bilatéral) jusqu’à leur 30 ou 35 ans, en fonction des destinations. Il n’est pas renouvelable dans le pays où il a déjà été validé, toutefois il est possible de les cumuler dans plusieurs pays différents.
Il s’agit d’un permis de travail dit ouvert, qui permet de travailler à différents endroits ou de voyager à sa guise. Un sésame vers la liberté en somme !
Mon expérience concernant le Canada, je vais donc me concentrer sur celle-ci afin de t’expliquer le processus, relativement différent des autres pays.
Le PVT au Canada :
Pour pouvoir faire un PVT au pays de l’érable et des caribous, il faut d’abord être âgé de 35 tout au plus, le jour de la demande. Il faut également s’armer de beaucoup de patience, puisqu’il faut attendre d’être tiré au sort, parmi le très grand nombre de personnes en liste. Au moment d’arriver dans le pays, il faudra également justifier de certains prérequis et d’économies, nécessaires à la validation du visa.
Si tu est français.e, le visa te sera accordé pour une durée de deux ans, si tu est Belge, pour 1 an. Voilà pour les grandes lignes. Maintenant les étapes.
Étape 1, l’inscription dans le bassin et les rondes d’invitation :
La première partie du processus de demande de PVT consiste à s’inscrire sur le site de IRCC (Immigration Réfugiés et Citoyenneté Canada), dans ce que nous appelons le bassin de candidats pour le programme EIC (Expérience Internationale Canada). En général, les inscriptions sont ouvertes à partir de début décembre, jusqu’à leur fermeture, lorsque les quotas sont écoulés. Une fois cette inscription validée, on est officiellement inscrit au tirage au sort, et on doit donc attendre que celui-ci commence.
Les rondes d’invitations, comme elles sont appelées, commencent généralement courant janvier. Elles ont lieu environ une fois par semaine, les premiers temps, avant de s’espacer. Toutefois ce n’est absolument pas là une science exacte. Tout peut varier, sans prévenir, en cours de période ou d’une année à l’autre, selon ce que IRCC aura décidé. Le ministère communiquant seulement sur les infos les plus importantes, comme l’ouverture ou la fermeture des bassins. Il y a même la possibilité de t’inscrire à des alertes, comme sur le site pvtistes.net.
C’est à ce moment là que la patience est souvent mise à rude épreuve. Tu peux très bien recevoir l’invitation lors de la première ronde, comme attendre plus d’un an.
La chose la plus importante est de ne pas se décourager. Il vaut donc mieux ne pas avoir des attentes trop rapides, ou bien trouver un plan B.
La chose à savoir : Les quotas varient souvent d’une année à l’autre. Souvent annoncés autour de 7500 places pour le PVT en début d’année, il arrive que de nouvelles places soient ajoutées en cours de bassin (ou pas). Cela a été par exemple le cas en 2019, puisqu’ils ont presque doublé les places dans mes souvenirs. Mais avec la récente pandémie, peu de chance que cela arrive cette année, et rien n’est moins sûr concernant 2021.
Bref, en attendant, essaye de bien surveiller ton compte EIC, chaque semaine environ. Normalement un courriel est envoyé lorsque l’on est tiré au sort, mais sait-on jamais. Mieux vaut vérifier quand même. Ce serait dommage de louper le coche non ?
Étape 3 : L’invitation à présenter sa demande
Nous y voilà, le sésame tant convoité et espéré est enfin là. Le courriel est arrivé. L’invitation à présenter sa demande est tombée dans ton espace EIC. Cela permet donc dès à présent de faire la demande de PVT. Mais attention ! A partir de cet instant Il y a un timing précis à respecter. Il faut en effet, tout d’abord, accepter l’invitation dans un délai de 10 jours, une fois cette dernière reçue. 10 jours, afin de décider si oui ou non tu souhaites partir en PVT. Il est bien sûr possible de refuser l’invitation, si par exemple tu n’est pas prêt.e. Cela veut donc dire que ton dossier repart dans le bassin de candidats, comme initialement. Rien n’est donc moins sûr d’être de nouveau tiré au sort par la suite.
Une fois l’invitation acceptée, tu as un délai de 20 jours, afin de compléter la demande. Il faudra alors remplir tout un certain nombre d’informations, comme tes études, tes emplois, tes antécédents judiciaires, tes voyages, ta famille etc. Il te faudra également envoyer différents documents, comme le passeport, photo, cv ultra détaillé etc. Il est bien sûr tout à fait possible de les préparer en avance, comme le cv (ça peut vite prendre du temps). Cela permet ainsi d’être prêt lorsque viendra cette étape.

Étape 4 La visite médicale (pour les personnes concernées):
C’est également pendant ce délai de 20 jours, qu’il peut être nécessaire de faire une visite médicale. Elle peut être demandée par IRCC, en fonction de certains cas. Mais il est aussi possible de la faire de sa propre initiative, si par exemple on souhaite travailler dans l’enseignement, avec les enfants ou dans le secteur médical sur place. Elle doit se faire obligatoirement chez un médecin agréé, dont la liste est publiée par IRCC. Si toutefois, ce n’est pas possible de la faire dans ce délai, IRCC accepte une preuve de rendez-vous à la place. Cela peut notamment être intéressant afin de grouper le déplacement sur Paris, par exemple, afin de faire également les données biométriques.
Une fois toutes les informations renseignés, et les documents envoyés, la demande pourra être correctement validée. Il faudra alors s’acquitter des frais, de 335$cad environ (à l’heure ou j’écris), incluant les données bios.
Étape 5 : Les données biométriques
Lorsque la demande a été soumise, il reste encore une étape avant qu’elle puisse être validée.
Dans les jours qui suivent l’envoi de la demande, un courrier est envoyé afin de recueillir les données biométriques, qui sont obligatoires. Pour cela il est nécessaire de se rendre dans un centre agréé, un CRDV, sur Lyon ou Paris. Il faut alors prendre rendez-vous, dans les 30 jours suivant l’envoi de la demande (a réception de la lettre). Un agent sera alors chargé de prendre les empreintes digitales et une photo. Attention cependant, à ne pas confondre avec les données du passeport biométrique. Ici c’est bien le gouvernement canadien qui en aura l’usage, pas le gouvernement Français… C’est seulement une fois cela fait que l’on peut considérer sa demande comme étant complète.

Une fois la demande et les données biométriques enfin envoyées et payées, il faut alors attendre sa validation de la part de IRCC. Cela peut prendre quelques jours, comme plus de 2 mois. Il n’y a alors plus grand chose à faire entre temps. Hormis se lancer dans les préparatifs bien sûr ! Lorsque le dossier est validé, l’immigration envoi le précieux sésame, tant attendu. Celui qui permet de s’envoler pour le Canada. Il s’agit de la Lettre d’Introduction. Cette lettre a une importance capitale. Ce n’est pas encore le Visa à proprement parler. Mais la garantie d’obtenir le Visa en arrivant dans le pays, sous réserve de donner les justificatifs nécessaires. A partir de ce jour, elle est valable un an. Il faudra se rendre au Canada entre temps, afin de pouvoir appliquer le visa. Dans le cas contraire, le visa sera considéré comme perdu et il ne sera pas possible de faire une nouvelle demande. Pour celles/ceux qui ont fait la visite médicale, cette dernière n’est valable également qu’un an. Il faudra donc valider le visa dans ce délai-ci, sinon il sera nécessaire de la refaire. Étape 6 : la Lettre d’Introduction
Autre chose importante quant à cette lettre d’introduction. Non seulement elle contient la date avant laquelle arriver sur place, mais également l’AVE, sous la forme d’un numéro. Il s’agit de l’autorisation nécessaire afin d’arriver sur le sol canadien. Sans elle, impossible de venir. Elle est liée au numéro du passeport. Si celui-ci doit être changé entre temps (vol, date de validité etc), il faudra en refaire une nouvelle, et la rattacher au nouveau document (tout comme le PVT d’ailleurs).
Dernière étape : L’arrivée au Canada.
Ça y est, nous voilà, le grand jour est arrivé. Il est temps d’atterrir au Canada. La fatigue, l’excitation, la joie. Bref, un doux mélange. Une fois débarqué de l’avion, un bref passage par une borne numérique, pour faire la déclaration de douanes, avant d’être dirigé vers l’immigration. L’attente peut être plus ou moins longue, en fonction de l’affluence. Il faudra alors être en mesure de fournir à l’agent les justificatifs requis pour valider le visa. C’est à dire, Lettre d’Introduction, attestation d’assurance (valable deux ans), relevé bancaire (ou preuve de fonds) justifiant d’au moins 2500$cad, attestation de visite médicale (si elle a été faite). En échange de quoi, tu obtiens le permis de travail pour 2 ans. Bien s’assurer que les informations inscrites dessus sont correctes, surtout les dates, avant de quitter le service. Il ne reste plus maintenant qu’à profiter !
Si tu cherches des informations à ce sujet, je ne me peux que te renvoyer vers le site Pvtistes.net, qui est une vraie mine d’or. Il y a notamment tout un tutoriel ultra précis et détaillé sur les étapes de la demande. Il existe aussi différentes communautés de pvtistes sur facebook, en fonction de ta destination. Exemple : Pvtistes à Montréal, PVT Canada : préparation au départ, etc. Ce sont des groupes très actifs où circulent une mine d’infos !







Prendre un nouveau départ ce n’est jamais simple. Oh Non. C’est une décision excitante. Mais lourde de conséquences, et difficile à prendre. C’est accepter de sortir de sa zone de confort. Quitter ses attaches : ville natale, amis, famille, logement, boulot etc. Choisir de tracer un nouveau un chemin, encore inconnu.


