La demande de PVT

Afin de compléter la lecture de cet article, je ne saurais que trop te diriger sur le site pvtistes.net, ou les informations sont constamment mises à jour, et sur les sites gouvernementaux officiels, ainsi que des ministères de l’immigration concernés.

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Le PVT, Késako ?

ou Permis Vacances Travail (working holiday visa) est un visa qui permet de voyager librement pendant un an (voire deux pour le Canada), dans l’un des 17 pays ouvert au programme. Initialement, nous trouvons les vétérans très populaires, comme le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie. Auxquels se sont ajoutés au fil du temps : Taiwan, Hong Kong, le Japon, la Corée du sud, la Russie, le Mexique, le Brésil, l’Argentine, la Colombie, le Chili, le Pérou, l’Uruguay. 

Il est accessible pour les Français ou les Belges (et inversement, c’est un programme bilatéral) jusqu’à leur 30 ou 35 ans, en fonction des destinations. Il n’est pas renouvelable dans le pays où il a déjà été validé, toutefois il est possible de les cumuler dans plusieurs pays différents. 

Il s’agit d’un permis de travail dit ouvert, qui permet de travailler à différents endroits ou de voyager à sa guise. Un sésame vers la liberté en somme ! 

Mon expérience concernant le Canada, je vais donc me concentrer sur celle-ci afin de t’expliquer le processus, relativement différent des autres pays.

Le PVT au Canada :

Pour pouvoir faire un PVT au pays de l’érable et des caribous, il faut d’abord être âgé de 35 tout au plus, le jour de la demande. Il faut également s’armer de beaucoup de patience, puisqu’il faut attendre d’être tiré au sort, parmi le très grand nombre de personnes en liste. Au moment d’arriver dans le pays, il faudra également justifier de certains prérequis et d’économies, nécessaires à la validation du visa. 

Si tu est français.e, le visa te sera accordé pour une durée de deux ans, si tu est Belge, pour 1 an. Voilà pour les grandes lignes. Maintenant les étapes.

Étape 1, l’inscription dans le bassin et les rondes d’invitation :

La première partie du processus de demande de PVT consiste à s’inscrire sur le site de IRCC (Immigration Réfugiés et Citoyenneté Canada), dans ce que nous appelons le bassin de candidats pour le programme EIC (Expérience Internationale Canada). En général, les inscriptions sont ouvertes à partir de début décembre, jusqu’à leur fermeture, lorsque les quotas sont écoulés. Une fois cette inscription validée, on est officiellement inscrit au tirage au sort, et on doit donc attendre que celui-ci commence.

Les rondes d’invitations, comme elles sont appelées, commencent généralement courant janvier. Elles ont lieu environ une fois par semaine, les premiers temps, avant de s’espacer. Toutefois ce n’est absolument pas là une science exacte. Tout peut varier, sans prévenir, en cours de période ou d’une année à l’autre, selon ce que IRCC aura décidé. Le ministère communiquant seulement sur les infos les plus importantes, comme l’ouverture ou la fermeture des bassins. Il y a même la possibilité de t’inscrire à des alertes, comme sur le site pvtistes.net. 

C’est à ce moment là que la patience est souvent mise à rude épreuve. Tu peux très bien recevoir l’invitation lors de la première ronde, comme attendre plus d’un an.

La chose la plus importante est de ne pas se décourager. Il vaut donc mieux ne pas avoir des attentes trop rapides, ou bien trouver un plan B.

La chose à savoir : Les quotas varient souvent d’une année à l’autre. Souvent annoncés autour de 7500 places pour le PVT en début d’année, il arrive que de nouvelles places soient ajoutées en cours de bassin (ou pas). Cela a été par exemple le cas en 2019, puisqu’ils ont presque doublé les places dans mes souvenirs. Mais avec la récente pandémie, peu de chance que cela arrive cette année, et rien n’est moins sûr concernant 2021.

Bref, en attendant, essaye de bien surveiller ton compte EIC, chaque semaine environ. Normalement un courriel est envoyé lorsque l’on est tiré au sort, mais sait-on jamais. Mieux vaut vérifier quand même. Ce serait dommage de louper le coche non ?

Étape 3 : L’invitation à présenter sa demande

Nous y voilà, le sésame tant convoité et espéré est enfin là. Le courriel est arrivé. L’invitation à présenter sa demande est tombée dans ton espace EIC. Cela permet donc dès à présent de faire la demande de PVT. Mais attention ! A partir de cet instant Il y a un timing précis à respecter. Il faut en effet, tout d’abord, accepter l’invitation dans un délai de 10 jours, une fois cette dernière reçue. 10 jours, afin de décider si oui ou non tu souhaites partir en PVT. Il est bien sûr possible de refuser l’invitation, si par exemple tu n’est pas prêt.e. Cela veut donc dire que ton dossier repart dans le bassin de candidats, comme initialement. Rien n’est donc moins sûr d’être de nouveau tiré au sort par la suite. 

Une fois l’invitation acceptée, tu as un délai de 20 jours, afin de compléter la demande. Il faudra alors remplir tout un certain nombre d’informations, comme tes études, tes emplois, tes antécédents judiciaires, tes voyages, ta famille etc. Il te faudra également envoyer différents documents, comme le passeport, photo, cv ultra détaillé etc. Il est bien sûr tout à fait possible de les préparer en avance, comme le cv (ça peut vite prendre du temps). Cela permet ainsi d’être prêt lorsque viendra cette étape. 

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Lors de ma visite à Paris. Cette chère tour Eiffel pour clore mon parcours médical

Étape 4 La visite médicale (pour les personnes concernées):

C’est également pendant ce délai de 20 jours, qu’il peut être nécessaire de faire une visite médicale. Elle peut être demandée par IRCC, en fonction de certains cas. Mais il est aussi possible de la faire de sa propre initiative, si par exemple on souhaite travailler dans l’enseignement, avec les enfants ou dans le secteur médical sur place. Elle doit se faire obligatoirement chez un médecin agréé, dont la liste est publiée par IRCC. Si toutefois, ce n’est pas possible de la faire dans ce délai, IRCC accepte une preuve de rendez-vous à la place. Cela peut notamment être intéressant afin de grouper le déplacement sur Paris, par exemple, afin de faire également les données biométriques. 

Une fois toutes les informations renseignés, et les documents envoyés, la demande pourra être correctement validée. Il faudra alors s’acquitter des frais, de 335$cad environ (à l’heure ou j’écris), incluant les données bios. 

Étape 5 : Les données biométriques

Lorsque la demande a été soumise, il reste encore une étape avant qu’elle puisse être validée. 

Dans les jours qui suivent l’envoi de la demande, un courrier est envoyé afin de recueillir les données biométriques, qui sont obligatoires. Pour cela il est nécessaire de se rendre dans un centre agréé, un CRDV, sur Lyon ou Paris. Il faut alors prendre rendez-vous, dans les 30 jours suivant l’envoi de la demande (a réception de la lettre). Un agent sera alors chargé de prendre les empreintes digitales et une photo. Attention cependant, à ne pas confondre avec les données du passeport biométrique. Ici c’est bien le gouvernement canadien qui en aura l’usage, pas le gouvernement Français… C’est seulement une fois cela fait que l’on peut considérer sa demande comme étant complète. 

 

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Le jour ou je l’ai reçue…

Une fois la demande et les données biométriques enfin envoyées et payées, il faut alors attendre sa validation de la part de IRCC. Cela peut prendre quelques jours, comme plus de 2 mois. Il n’y a alors plus grand chose à faire entre temps. Hormis se lancer dans les préparatifs bien sûr ! Lorsque le dossier est validé, l’immigration envoi le précieux sésame, tant attendu. Celui qui permet de s’envoler pour le Canada. Il s’agit de la Lettre d’Introduction. Cette lettre a une importance capitale. Ce n’est pas encore le Visa à proprement parler. Mais la garantie d’obtenir le Visa en arrivant dans le pays, sous réserve de donner les justificatifs nécessaires. A partir de ce jour, elle est valable un an. Il faudra se rendre au Canada entre temps, afin de pouvoir appliquer le visa. Dans le cas contraire, le visa sera considéré comme perdu et il ne sera pas possible de faire une nouvelle demande. Pour celles/ceux qui ont fait la visite médicale, cette dernière n’est valable également qu’un an. Il faudra donc valider le visa dans ce délai-ci, sinon il sera nécessaire de la refaire. Étape 6 : la Lettre d’Introduction

Autre chose importante quant à cette lettre d’introduction. Non seulement elle contient la date avant laquelle arriver sur place, mais également l’AVE, sous la forme d’un numéro. Il s’agit de l’autorisation nécessaire afin d’arriver sur le sol canadien. Sans elle, impossible de venir. Elle est liée au numéro du passeport. Si celui-ci doit être changé entre temps (vol, date de validité etc), il faudra en refaire une nouvelle, et la rattacher au nouveau document (tout comme le PVT d’ailleurs).

 

Dernière étape : L’arrivée au Canada.

Ça y est, nous voilà, le grand jour est arrivé. Il est temps d’atterrir au Canada. La fatigue, l’excitation, la joie. Bref, un doux mélange. Une fois débarqué de l’avion, un bref passage par une borne numérique, pour faire la déclaration de douanes, avant d’être dirigé vers l’immigration. L’attente peut être plus ou moins longue, en fonction de l’affluence. Il faudra alors être en mesure de fournir à l’agent les justificatifs requis pour valider le visa. C’est à dire, Lettre d’Introduction, attestation d’assurance (valable deux ans), relevé bancaire (ou preuve de fonds) justifiant d’au moins 2500$cad, attestation de visite médicale (si elle a été faite). En échange de quoi, tu obtiens le permis de travail pour 2 ans. Bien s’assurer que les informations inscrites dessus sont correctes, surtout les dates, avant de quitter le service. Il ne reste plus maintenant qu’à profiter ! 

Si tu cherches des informations à ce sujet, je ne me peux que te renvoyer vers le site Pvtistes.net, qui est une vraie mine d’or. Il y a notamment tout un tutoriel ultra précis et détaillé sur les étapes de la demande. Il existe aussi différentes communautés de pvtistes sur facebook, en fonction de ta destination. Exemple : Pvtistes à Montréal, PVT Canada : préparation au départ, etc. Ce sont des groupes très actifs où circulent une mine d’infos ! 

La préparation du départ – One year, step by step.

Une fois le projet entériné dans mon esprit, s’en est commencée une année riche en préparation et en émotions. En voici les différentes étapes.

 

Voici en quelques dates les étapes clés : IMG_20190929_143320

  • 9 janvier : tirage au sort
  • 28 janvier : premier jour dans mon nouveau job
  • 31 janvier : visite médicale à Paris
  • 4 février: envoi de la demande de visa
  • 14 février : données biométriques
  • 23 avril : Lettre d’Introduction
  • 31 juillet : achat du billet d’avion
  • fin septembre  : dédite appart
  • 2 Novembre : déménagement
  • 18 novembre : démission
  • 21 décembre : dernier jour de travail 
  • janvier : dernières formalités
  • 21 janvier : départ

 

Étape préalable : la décision, que je t’ai raconté ici.

 

Première étape : la demande de visa et la recherche de job. Les premières démarches

La demande de PVT, se fait en plusieurs étapes. Je te les explique d’ailleurs précisément dans un article qui lui est dédié

Une fois tiré au sort, tu as certains délais à respecter. Pour ma part, j’ai mis un peu plus d’un mois pour finir de compléter ma demande. Le plus complexe pour moi a surtout été de gérer la mise en place du projet, et notamment les démarches pour le visa, en même temps que ma recherche d’emploi. J’ai dû entre autre me rendre sur Paris dans le délai, afin de faire la visite médicale, au moment où j’ai aussi été embauchée. Fort heureusement, j’ai pu organiser tout cela, et prendre mon poste sereinement. Fin janvier je faisais donc mon premier jour dans un centre social comme animatrice. Un très bel endroit, auquel je me suis vite attachée. 

Avec ces démarches, il m’a fallu aussi, prévoir dans le même temps un plan d’attaque budgétaire. Après quelques mois de chômage, le feu n’était, à ce moment là, pas forcément au vert. Toutefois, si on attendait que tous les facteurs soient réunis pour se lancer, on ne ferait rien. Et j’aurais très facilement pu renoncer pour cette raison. Mais il en était simplement hors de question, surtout pour cela. Des solutions peuvent toujours se trouver, si on se donne la peine de les chercher un tant soit peu. 

 

Étape 2 : L’attente du visa puis la réponse.

Clairement l’étape qui te paraît durer 1000 ans. Tu attends, tu doutes – un peu, tu espères. Pour moi l’étape a été légèrement plus longue que pour la plupart des demandeurs : 2 mois et demi d’attente après avoir fait les données biométriques. Pour une bonne raison, puisqu’il fallait que je renvoie des papiers pour confirmer ma visite médicale. Ah, les joies du parcours du administratif, et son lot de surprises !

C’est également la période où tu commences à envisager la suite des étapes et des préparatifs. Tu cherches à préciser le planning d’ici le départ, ainsi que ce que tu prévois pour ton arrivée sur place. Toutefois dans mon cas, ca a été une période très vague malgré tout. Tant que je n’avais pas la confirmation du visa, tout est resté flou pour moi, en quelque sorte. J’avais fixé les grandes idées, mais rien n’était encore vraiment arrêté. D’une certaine manière, tout ca ne me paraissait pas encore vraiment réel. J’avais l’impression de ne pas pouvoir maîtriser les évènements. Même s’il n’y avait pas de raisons que ma demande de visa soit refusée, ma détermination et mon assurance étaient mises à l’épreuve. J’avais donc vraiment hâte que tout cela puisse avancer.

 

Étape 3 : La lettre d’introduction

Puis vient le jour tant espéré : celui de la Lettre d’Introduction ! LA lettre tellement attendue par les pvtistes, après le tirage au sort. Le saint Graal, le laisser-passer pour construire une nouvelle étape de sa vie. J’avais enfin l’assurance de pouvoir m’envoler. Dés lors, tout s’est véritablement concrétisé. J’ai pu envisager beaucoup plus facilement la suite des étapes, notamment d’ici le jour du départ. Les deadlines et le calendrier ont commencé à se préciser. Le projet devient donc encore plus officiel. A partir de ce jour, 23 avril, j’ai un délai d’un an pour arriver dans le pays, et valider le visa. Je me rend compte toutefois que je devrais partir avant, afin que ma visite médicale reste valide. En revanche, la réception de la lettre m’a complètement fait oublier qu’il me restait un dernier papier pour confirmer cette visite justement. Je ne m’en apercevrais bien plus/trop tard. (Affaire à suivre…)

Je profite également de cette période pour commencer La bucket list qui me suivra tout au long de ce périple. Montréal, Gaspésie, Ontario, Rocheuses, parcs nationaux, Colombie-Britannique… La liste est longue ! Les destinations sont, elles, pleines de promesses et leur lot d’expériences, excitantes !

Une fois passé cette échéance, les mois qui ont suivi ont été plutôt calmes dans les préparatifs. La trame du projet était calée, il fallait attendre que les prochaines échéances se rapprochent. Notamment de pouvoir prendre le billet d’avion. Le début de l’été s’est donc déroulé sans avancer de manière significative. 

 

Étape 4 : Le début du compte à rebours

Nous arrivons ainsi jusqu’au dernier jour du mois de juillet. Cela fait un moment que je me renseigne sur les prix des billets d’avion et les solutions qui s’offrent à moi. Pour pouvoir valider le visa à l’arrivée, il faut avoir soit un billet retour, soit une preuve de fonds suffisants pour en prendre un. Je réfléchis au plus intéressant entre prendre un A/R, dont le retour serait soit échangeable, soit annulé. Ou bien un aller simple. Les prix sont quasiment identiques. Mon choix se tournera donc vers l’aller simple. Ne sachant pas quand, ni comment je serais amenée à rentrer, c’est plus pratique. Et beaucoup plus symbolique surtout. Un aller sans retour, ca représente la liberté absolue. 

A partir de ce jour là, le compte à rebours est lancé. Nous sommes le 30 juillet, et dans 174 jours, je décollerais direction Montréal. A partir de cet instant, tout va officiellement devenir sérieux. Dans ma tête, il n’y a plus de retour en arrière possible. Je pars donc en vacances l’esprit tranquille, et cette certitude ancrée en moi. 

Je profite pleinement de cet été, et de ses moments qui me sont si chers : festivals de théâtre, vacances, etc. Cette période m’a permis de réaliser qu’une page commencait à se tourner. Et qu’avant d’en arriver là, j’ai surtout parcouru un chemin énorme. Je n’aurais certainement pas vécu ces préparatifs de manière aussi sereine et consciente avant. preuve une fois encore qu’il devait se faire ainsi, et pas autrement, ni plus tôt. 

 

Étape 5 : Le déménagement

Avec rentrée scolaire de septembre, et la reprise du travail, j’ai également repris l’avancée du projet. Un rapide point sur le budget, m’a permis de voir que la situation n’était pas encore idéale. Il m’a donc fallu revoir un peu mes calculs. J’ai alors décidé de rendre mon appartement, et quitter la superbe coopérative d’habitants où je vivais, un peu plus tôt que prévu initialement. 

Fin septembre, je donnais donc ma dédite, afin de déménager les premiers jours de novembre. 

J’avais un un mois et demi pour emballer toute ma vie, et préparer les opérations. Un peu court peut-être pour tout faire sereinement. Entre l’organisation, les cartons à boucler, les semaines de boulot très chargées, et tous les autres imprévus; autant dire qu’il faut être prêt à tenir le rythme !  Heureusement, grâce à l’aide de mes proches qui sont gens en or, le défi a été hautement relevé, au bout d’un gros week end ! (mega big up à la super team !) Même pas le temps de dire ouf, que le ménage restait à faire, avant de rendre les clés 3 jours plus tard. C’est seulement une fois fini, que j’ai pu prendre un repos bien mérité, soulagée d’en être enfin venu à bout. Le retour provisoire sous les auspices familiaux, va permettre alors que la transition se fasse en douceur.

Une chose est sûre, c’est qu’en fermant une dernière fois la porte de l’appartement, c’est une sacrée page qui s’est tournée. Pleine de beaux souvenirs, mais aussi prometteuse d’une nouvelle vie exaltante. Ça a été une période complètement folle, et avec le recul je me rend compte que j’ai certainement bien fait de le faire à ce moment là. Ça aurait probablement été encore plus complexe si je l’avais fait plus tard, comme prévu initialement. Car à partir de ce moment là, les choses n’ont eues de cesse de s’enchaîner jusqu’au départ.

 

Étape 6 : La démission.

Voilà de nouveau un passage important dans l’avancée des préparatifs. Nous sommes deux mois et demi avant le départ. J’avais informé il y a quelque temps mon employeur que je partirais au moment des vacances de noël. Initialement, j’ai essayé de voir s’il était envisageable de faire une rupture conventionnelle. Afin de m’assurer un minimum de chômage en cas de problème. La réponse a été directe : il n’en était pas question. C’était moi qui choisissait de partir, je devais donc démissionner. Étant très reconnaissant de mon investissement, il ne tenait pas à encourager et cautionner mon départ sur le papier. J’ai alors pris le temps de me renseigner, voir s’il y avait d’autres possibilités envisageables. Après réflexion, j’ai finalement validé le choix de la démission, en accord avec le deal proposé. Il s’agit aussi pour moi d’un acte symbolique. Je décide de quitter mon emploi, et je prend le risque de ne pas pouvoir me reposer sur le système au cas où. C’est bien mieux ainsi en fin de compte. Je fais le choix de la liberté en quelque sorte. Cela va me demander de considérer les choses différemment, avec plus de rigueur, mais je serai libre de mes choix. C’est un risque, certes, mais largement réfléchi. Et je suis convaincue qu’il en vaut la peine. Je rédige alors ma lettre avec cet état d’esprit, et la remet comme il se doit à mon employeur. C’est acté, je ferai mon dernier jour le 20 décembre. Un mois tout juste avant le départ. Me reste plus qu’à tout mettre en ordre d’ici là, avant de remercier les collègues. Et clairement, si je n’avais pas dû partir, j’y aurais bien fait encore un bon bout de chemin, comme on dit. Le début des aux revoirs… 

Étape 7 : Les dernières semaines.

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Des amis, La famille, et une double fête de départ…

Ça y est, nous y voilà. Les fêtes de fin d’année arrivent. Le boulot étant alors terminé, je vais pouvoir véritablement rentrer dans le vif des tout derniers préparatifs. Je fais une petite pause anglaise, le temps de profiter de ces moments en famille. De retour, les choses sérieuses commencent. Et le moins qu’on puisse dire c’est que la liste des choses qui me restent à faire est longue. Ventes de quelques affaires, achats nécessaires etc. Et puis toutes les dernières formalités : assurances, résiliation, changements d’adresse etc, ainsi que les rendez-vous médicaux. De quoi bien s’occuper finalement. J’en profite aussi pour prendre une bonne dose de moments avec tous ceux qui m’entourent. J’organise d’ailleurs de quoi célébrer dignement ce départ en leur compagnie : des moments mémorables ! L’heure de leur dire au revoir n’est pas la plus facile, comme je m’en doutais. Leur soutien me donne alors beaucoup de force, et j’emmène avec moi tous ces sourires et ces encouragements. Après tout, on se reverra bien assez tôt ! Et, ô joie, la technologie nous permettant de garder le lien est pour cela merveilleuse.

En tout cas, ce fut une période bien particulière, somme toute. J’avais comme l’impression d’être déjà un peu au Canada, mais toujours en France. Je me sentais prête, et j’avais vraiment hâte. J’étais de plus en plus excitée à l’idée de vivre enfin cette grande aventure. 

A l’heure de faire mes valises, ce sera un grand moment d’anthologie. Il a fallu que je m’y reprenne plusieurs fois pour tout faire rentrer, après un tri drastique. L’hiver n’est décidément pas la meilleure période pour voyager léger, je le concède volontier. Ne pouvant pas tout prendre, j’irai à l’essentiel. Après tout, j’aurai le plaisir de pouvoir dénicher de nouvelles pépites une fois sur place, alors autant ne pas s’encombrer, non ? Bon, ok, là tout de suite, je fais moins la maligne, il paraît… Mais bon, après moults crises de “youpii, c’est trop cool” , ou de “arrg, pourquoi ça veut pas rentrer, :@m#cwd* !? “ (rayer la mention inutile), j’`étais enfin bel et bien parée pour le décollage ! Prête à affronter le froid. Prête à partir dans l’inconnu.

Journal de confinement : après le rêve, la réalité.

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Parc Nature de l’île de la Visitation, unique ballade en plein confinement

Ici au Québec, le confinement n’a pas été aussi fermement instauré qu’en France. Pour autant, tout a fermé, comme ailleurs, et la vie est à l’arrêt. Les gens restent chez eux, en attendant de pouvoir reprendre une nouvelle vie.

Je ne fais bien sûr pas exception. Comme beaucoup, cette crise ne m’a pas épargnée. Surtout quand tu viens de t’installer dans un nouveau pays il y a peu. Et qu’aux yeux du système, tu n’est pas encore tout à fait ici, mais plus en France pour autant. Tout ce que tu viens de reconstruire peut sembler fragile. D’autant plus lorsque le job que tu viens juste de trouver, (et où tu as seulement eue le temps de prendre quelques marques), ferme ses portes et te met à l’arrêt forcé.

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Dans ma rue, les arbres ont même le droit a leur tricot de circonstance

Alors oui, c’est sûr que je ne m’attendais pas à ça comme débuts ici. Je n’avais pas d’attentes très précises, mais jamais je n’aurais imaginée vivre cette situation, aussi exceptionnelle soit-elle. Je suis arrivée pleine d’envies, de projets, d’assurance même. Deux mois plus tard, mon esprit était radicalement différent. Surtout avec l’incertitude et la peur ambiante du moment. Entre les médias, les réseaux sociaux, et même la famille, j’aurais pu dérailler vite fait, et rentrer comme si de rien n’était; ou presque. Sauf que je ne l’entendais pas comme cela. Tout avait beau être remis en question, y compris le fait de rester ici, je n’ai jamais pu envisager un quelconque retour, même dans ce contexte. Ça aurait signifié abandonner trop rapidement et faire face à un échec. (Hum… si quelqu’un veut vivre ça un jour, qu’il me fasse signe !) Je ne savais certes pas comment j’allais vivre cette situation, mais je restais convaincue que c’était ici que je devais être. Je savais seulement que je voulais trouver un moyen de me rendre utile. M’impliquer quelque part, donner de ma personne, là où il y avait besoin. C’était ma manière à moi de me sentir solidaire en quelque sorte. Et là, le moins qu’on dire, c’est que je ne m’attendais vraiment pas à la tournure que prendraient ensuite les événements. Signe encore, que j’étais bien au bon endroit au bon moment.

Dix jours après la fermeture du restaurant où je travaillais, on me propose une opportunité dans un centre d’appels. Un peu dubitative de prime abord (j’avais sans doute pas mal d’à priori), je tente et accepte la proposition. Je ne serais pas raisonnable si je refusais, mais surtout les missions qu’on me propose sont vraiment intéressantes. J’ai la possibilité d’aider les gens touchés financièrement par la situation, je ne pouvais donc pas mieux tomber. Ce que je ne savais pas encore, c’est que cette expérience ne manquera pas de m’étonner. Même encore aujourd’hui. Ma plus grande surprise ayant été de me voir confier de nouvelles missions, 10 jours après mon arrivée.

En montrant un tant soit peu de bon sens, d’adaptation, et d’investissement, on ne manquera pas de valoriser et reconnaître ton travail.

Une chose est sûre en tout cas, je suis extrêmement chanceuse d’être arrivée ici. Trouver ainsi un job pendant cette période n’est pas négligeable, d’autant plus dans ma situation. En m’étant installé récemment au Québec, ce n’est pas comme si je pouvais compter sur les aides, même nombreuses.  Et il faut bien dire que je n’avais pas spécialement envie de retomber dans ce système, non plus. Je profite donc de cette opportunité, et en suis très reconnaissante.

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Partout à Montréal les Arcs-en-ciel fleurissent aux fenêtres, avec le leitmotiv « ça va bien aller »

Alors oui, ca a bouleversé mes plans. –  Dans la situation, pour qui ce n’est pas le cas ? – Mais ca m’a obligé dans le même temps à m’adapter, et à revoir mes véritables envies pour la suite de mon aventure. Ca m’a ouvert les yeux sur le fait que je ne souhaite pas forcément et uniquement partir dans le schéma métro – boulot – dodo. A la base je ne suis pas venu que pour cela : je veux aussi envisager d’autres expériences. Le moteur de mon aventure reste bien la découverte, et l’envie de vivre de nouvelles choses; pas de me fondre à nouveau dans le système.

Ma vie sur Montréal semble donc bien se dessiner de manière temporaire. Je n’ai pas encore d’idée précise pour la suite, je suis suspendue un peu comme chacun à attendre la reprise. Certaines choses semblent néanmoins se dessiner. Avec une certitude, c’est que “l’après” fera bel et bien partie de mon aventure.

Cette pandémie aura eu le mérite de renforcer mes convictions et mes aspirations. Je ressens de plus en plus le besoin pour moi, mais aussi le reste du monde, de vivre autre chose qu’une vie dite classique. De sortir autant que possible de ce système qu’on nous impose, en quelque sorte. De construire ma vie autrement, selon mes propres choix. Vivre en accord avec moi-même, et la nature; prendre de nouvelles habitudes, plus durables. Mes prochains périples ici seront donc clairement tournés dans ce sens. Je souhaitais déjà cela dès le début du projet; aujourd’hui j’en suis persuadée.

Et toi, comment as-tu vécu ce confinement ? As tu pris conscience de certaines choses ? Cela t’as t-il conforté dans certains choix ?

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L’occasion  de découvrir un peu plus son quartier…

 

Tout plaquer pour changer de vie

img_20190808_141940Prendre un nouveau départ ce n’est jamais simple. Oh Non. C’est une décision excitante. Mais lourde de conséquences, et difficile à prendre. C’est accepter de sortir de sa zone de confort. Quitter ses attaches : ville natale, amis, famille, logement, boulot etc. Choisir de tracer un nouveau un chemin, encore inconnu.

Mais c’est surtout changer de perspective. Se fier à son instinct, s’écouter et commencer à se faire confiance. Se sentir acteur de sa vie, et non plus la subir. Choisir de refuser que la peur nous envahisse et nous paralyse. Pour laisser place à l’énergie et à la force.

C’est apprendre à croire en soi, en la vie. Et par dessus tout Oser.

La peur de partir dans l’inconnue en fait renoncer beaucoup. D’autres tout simplement trouvent cela inconcevable, et ne peuvent l’envisager. Pour pleins de raisons qui, certes, sont respectables et compréhensibles, mais sont-elles seulement justes ? Je pose véritablement la question. Beaucoup de personnes, lorsqu’elles apprennent mon choix, me disent que j’ai beaucoup de courage; et qu’elles mêmes n’oseraient jamais le faire. Certains, plus rares il est vrai, songent également secrètement à faire de même, mais n’ont jamais franchi le cap jusqu’à présent.

Ce à quoi, je répond souvent avec le même discours; qui tient à peu près en ceci :

Oui, il est vrai que mes proches ont tendance à vanter mon courage, pour bien des raisons. Mais pour moi, ce n’est absolument pas la chose la plus déterminante. Le plus important est déjà de croire profondément en ses rêves. De toujours garder l’espoir qu’il est possible de les réaliser. (Bon, tant qu’on ne demande la Lune, hein !). Si ça n’est pas possible aujourd’hui, c’est tout simplement que ce n’est pas encore le moment. Il faut patienter peut-être un peu, jusqu’à ce que ce jour arrive enfin. En tout cas, ce projet me l’a largement prouvé. Quelques années auparavant, ce n’était pas le moment. Je n’étais certainement pas prête, ne l’envisageait probablement pas pour les bonnes raisons, je devais rester là, à cet instant. Mais cela ne veut pas dire pour autant abandonner. Il faut continuer à y croire dur comme fer. Persévérer. La vie peut être surprenante, et vous saurez alors quand le bon moment se présentera. Écoutez et suivez votre instinct. C’est votre meilleur guide !

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La deuxième chose déterminante dans ces moments là, c’est d’oser. Oser franchir le pas, oser sortir des sentiers battus, oser faire un choix de vie, oser ne plus attendre que quelque chose de bien nous arrive, oser faire de son rêve un projet, et tout mettre en œuvre pour qu’il se concrétise. Oser lâcher prise, se faire confiance et prendre des risques. Les accepter, et accepter ses peurs. La peur de l’échec surtout. Oser changer sa perspective et son regard sur la vie. Ne plus vivre dans la spirale du cercle vicieux : j’ai peur, je n’ose pas, j’attends vainement, je doute, je ne fais rien en somme pour avancer pleinement. Mais trouver le chemin du cercle vertueux : j’ose, je veux réaliser mon rêve, je le fais maintenant car c’est le bon moment, j’ai confiance. Reprendre le contrôle de sa vie, en somme; passer à l’action.

C’est un chemin qui peut être sinueux, mais vous verrez, vous en ressortirez tellement grandis ! Pour cela, une simple suggestion pour commencer. Entourez vous de positif, de personnes qui vous font du bien, qui vous encouragent. Regardez, lisez, suivez les personnes et contenus qui vous inspirent. Je pense que ça m’a beaucoup aidé. Entourez-vous de ce qui vous donne de la force ! On a trop tendance à être entouré de négatif, on ne se rend même plus compte à quel point ça nous restreint.

Bref, Foncez ! Ne tergiversez pas dix ans pour prendre une décision. Écoutez votre petite voix intérieure, au fond, elle connait déjà la réponse, comme on dit. Et si vous n’êtes pas prêts, ce n’est pas grave. Prenez le temps dont vous avez besoin. Tout en gardant votre objectif en vue.

Essayez, c’est le plus beau cadeau que vous puissiez vous faire ! 🙂

Mon histoire en est la preuve vivante… Alors, si j’ai pu le faire, toi aussi tu en es capable !

Là où tout a commencé

 

 

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Contrairement aux idées reçues, le voyage ne commence pas le jour où nous partons. il commence bien avant. Le jour où l’idée du voyage a germé. Le jour où l’on se dit : et si je partais ?

J’ai toujours eue soif de voyages, et envie d’ailleurs, depuis aussi loin que je me souvienne.

Une fois mon Bac en poche, pas tout à fait dix-huit ans encore, je souhaitais déjà partir vivre un moment à l’étranger, prendre une année de respiration avant de commencer les études. J’étais jeune et pleine de rêves, mais sans projet précis, ni majorité, le refus parental était alors évident. J’ai donc poursuivis mon cursus à l’université, en m’accrochant à l’espoir de pouvoir partir une fois ma Licence terminée. Or, à ce moment là, j’ai eu l’opportunité de faire un service civique dans une structure que j’affectionne. Le projet était donc encore repoussé. Un an plus tard, une fois arrivée au terme ma mission, j’ai enfin pu y songer de nouveau. C’est alors que l’idée de faire une année en PVT au Canada a fait son chemin. J’y croyais dur comme fer. J’ai même commencé les démarches, mais ce n’était visiblement pas encore le bon moment pour moi. Je jetais alors l’éponge, me disant que ca viendra peut-être se faire un jour, quand ce sera le bon moment. 

Pourquoi je vous raconte tout cela ? Attendez un peu la suite, vous allez comprendre. 

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Fin 2018, après une année passionnante à travailler dans une structure éducative, mon contrat se termine, et je me retrouve de nouveau au chômage. Pour la première fois, j’aborde cette période positivement, et me mets en quête d’un nouveau projet. Je trouve quelques vacations pour surveiller des examens dans une faculté, et cherche en même temps à organiser une reprise de formation professionnelle. Bref. Je n’étais vraiment pas dans l’idée de partir, à cette époque. Ce sont alors les fêtes de fin d’année, et entre deux repas bien copieux et bien entourés, l’appel du large se fait de nouveau ressentir.

A ce moment là, sans réfléchir, ne serait-ce un instant, je décide de me réinscrire pour la demande de visa. Toutefois, je n’y crois absolument pas. Le Canada est le seul pays où tu dois attendre pour être tiré au sort, afin de présenter ta demande de PVT. Simplement parce qu’il y a beaucoup plus de demandeurs que de ­places. Je me convainc donc que ça ne marchera pas, et que je ne serai jamais tirée au sort, mais qui ne tente rien n’a rien. Les fêtes passent, nous fêtons la nouvelles année, et la vie reprends, le travail avec. Nous sommes déjà la deuxième semaine de janvier. Les rondes d’invitations, comme nous disons dans le jargon pvtiste commencent. Je n’y prête pas particulièrement attention. J’oublie presque tout ca d’ailleurs, au milieu de mon emploi du temps alors bien rempli. 

Puis vient la surprise. 

Le mercredi 9 janvier au matin, je me rend à la faculté, où j’effectue toujours quelques vacations comme surveillante. Les examens battent leur plein, les étudiants sont concentrés sur leur sujet. Dans un moment de répis/ dépis (??), je jette un oeil sur mon téléphone. Je vois quelques notifications de mails. Les habituelles newsletters qu’on ne regarde jamais, et jette aussitôt. Mais parmis elle, un intitulé qui me saute aux yeux. Un courriel des services de l’immigration du canada. On m’invite à vérifier mon compte, car ma demande a été mise à jour. J’essaie donc ni une ni deux, de me connecter. (Discrètement, hein, je surveille toujours un amphi en plein exam !). 

Et là, je comprend que ma vie vient de basculer. J’ai été tirée au sort ! J’AI REÇUE L’INVITATION POUR POUVOIR DEMANDER UN PVT !! Moi ?! A qui ce genre de chose n’arrive jamais ?!

J’explose de joie intérieurement. Hélas, je suis obligée de me contenir encore un moment, les étudiants n’ayant toujours pas fini. Mille scénarios se dessinent alors dans ma tête. C’est le tourbillon. Que dis-je, le tsunami ! Mais par dessus tout, je n’ose pas y croire. 

Le moment venu, je rentre chez moi à la hâte, et m’empresse de me connecter de nouveau pour vérifier. Pour être sûre de ce que j’ai vu plus tôt. L’invitation est toujours là, bien présente, et bien réelle. Je me pince pour m’assurer que je suis pas en train de rêver. Je reste submergée par la surprise. Ce moment, dont je rêve depuis des années, est-il vraiment réel ? Ce projet dont je n’osais même plus songer, et dont je n’espérais plus rien, serait-il vraiment sur le point de se concrétiser ? 

J’essaie alors tant bien que mal de reprendre mes esprits. Et je me rend compte que je ne m’étais même pas renseignée un minimum sur la suite des opérations. La procédure à suivre, et tout le tralala. Je m’exécute donc, en quête des fameuses informations nécessaires pour comprendre comment les démarches allaient se passer. Et voir si l’idée était réalisable.

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Bien que toujours emportée dans cette vague, il fallait prendre une décision. Accepter, ou non, ce cadeau que la vie met sur ton chemin. À mon grand étonnement, encore, le doute n’a pas fait long feu. Le choix était évident pour moi. La réponse, viscérale, a fusé. C’était maintenant ou jamais. Tape là, me voilà engagée dans l’une des plus grandes aventure de ma vie. Je ne sais encore rien de ce qu’elle me réserve, mais j’ai une confiance absolue. 

Les jours qui suivent, je me remis peu à peu de cette grande nouvelle. Il m’a fallu un bon moment pour comprendre ce que je m’apprêtais à vivre. Et encore plus pour réaliser. J’ai mis bien deux semaines à me faire à l’idée. A pouvoir envisager le fait que oui, j’allais enfin pouvoir réaliser ce rêve. Que j’allais bien pouvoir vivre cette aventure les yeux grands ouverts. Je réalisais également que j’allais devoir tout laisser ici, dans ma ville natale, où j’ai tous mes repères, pour sortir de ma zone de confort, et vivre quelque  chose de nouveau. Il m’a bien fallu ces deux semaines aussi pour accepter cette nouvelle, et commencer à entrevoir concrètement les préparatifs et les étapes du projet. D’ici un an, je partais vers l’inconnu afin de prendre un nouveau départ.

Il m’a également fallu ce temps avant de commencer à l’annoncer autour de moi. J’en ai informé certains de mes proches aussitôt, mais il m’a fallu ce délai avant de pouvoir véritablement l’officialiser. 

Enfin, l’une des première choses qu’il fallait faire pour mener à bien tout cela, était de retrouver un travail à plein temps. Après quelques mois de chômage, il me fallait gagner mieux ma vie, et surtout, de quoi économiser en vue du départ. Deadline fixée :  je me donne un an pour tout cela. Ce qui me permettra aussi de tout préparer dans cette optique. Ce n’est pas la meilleure période de l’année pour arriver là-bas, mais qu’importe, je m’adapterais aussi bien.

 

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